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Michèle Laroque – Portrait

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Michèle Laroque est l’une de nos plus populaires comédiennes françaises, tant au cinéma où, de “Pédale douce” à “Enfin veuve” (tourné à Sanary et Six-Fours), elle nous a offert toute une gamme de rôles marquants, qu’au théâtre où elle continue à triompher pour son troisième épisode avec Pierre Palmade, “Ils se RE-aiment”.
C’est justement entre le Dôme de Marseille et le Nikaïa de Nice – Toulon n’ayant certainement pas envie de voir un couple qui se re-aime – qu’elle a fait un arrêt à Toulon, non pour défendre un film mais pour nous proposer de participer à son prochain film en tant que co-producteur.
En effet, elle écrit un scénario dans lequel elle sera réalisatrice, comédienne et co-productrice avec tous ceux qui voudront l’accompagner dans cette originale aventure
Titre provisoire : “Jeu dangereux”.
Mais pour elle c’est un jeu joyeux et excitant et pour nous tous un jeu incroyable car jamais personne n’a eu à ce jour une telle idée, celle de co-produire un film avec son public !

Michèle Laroque et Pierre Palmade

Michèle, n’êtes-vous plus assez “banquable” que vous devez vous tourner vers le public pour tourner un film ?
Elle rit : Mais non, pas du tout ! Si j’avais voulu, j’aurais pu passer par les filières habituelles mais cette idée m’est venue lors de mes voyages aux Etats-Unis où cela se fait déjà.

Entre la France et les Etats-Unis, il y a un monde !
Oui et je m’en suis vite aperçue car ce projet n’a pas été si facile que ça à monter. Au départ, c’est vrai, ça a surpris beaucoup de monde car les Français n’ont pas le même esprit d’entreprise que les Américains. Mais c’était de ma part une grosse envie et aujourd’hui je me dis que j’avais raison.

Comment vous y êtes-vous prise pour démarrer un tel projet ?
J’ai d’abord profité de la tournée théâtrale que je fais avec Pierre Palmade pour commencer à en parler au public et à la presse que je rencontrais..
Vous savez, lorsqu’on fait ce métier, on le fait parce qu’on aime les gens, c’est un échange car si j’aime le public il me le rend et il a très vite adhéré à ce projet un peu fou. Après, il y a eu la télé, la radio et évidemment Internet car ça a très vite démarré et les “tweeters” m’ont été et sont encore d’un grand secours. Et peu à peu le cercle s’est agrandi.

En avez-vous parlé avec les amis comédiens que vous avez ?
Côté cinéma, étant en tournée, je n’ai pas eu l’occasion d’en parler et je vous avoue que je me fous de ce qu’ils peuvent penser?! Mais ce projet est né pendant que l’on enregistrait “Les Enfoirés” et tous mes amis chanteurs ont été unanimes et tous sont devenus des co-producteurs !

Michèle Laroque

Combien faut-il donner pour devenir co-producteur ?
On donne ce qu’on veut de 1 à 10.000 € et même plus. Aujourd’hui, nous avons dépassé les mille co-producteurs et les 150.000€.

Combien vous faut-il ?
400.000€… Et j’ai bon espoir

Qui donne ?
Tous ceux qui aiment le cinéma, plein d’inconnus qui me soutiennent, mais aussi des artistes, des sportifs comme Noah, Amélie Mauresmo, Lizarazu, nombre de skieurs et puis des gens comme Franck Provost grâce à qui je rentre chez tous les coiffeurs et même la Poste qui est aujourd’hui partie prenante… Vous vous rendez compte, les postiers sont partout, c’est magnifique !

Les entreprises ?
Elles ont été très fraîches au départ mais aujourd’hui elles viennent et les employés suivent. Aujourd’hui tout le monde veut entrer dans notre planète car le cinéma fait rêver et c’est une occasion formidable d’entrer dans le monde du cinéma.

Mais qu’est-ce qu’ils y gagnent ?
Rien ! A part qu’il vont participer à un projet commun à toutes les étapes de la création d’un film. Etant en train d’écrire le scénario, certains donnent des idées. Puis il y aura un tirage au sort pour venir sur le tournage, assister aux post-projections, être invités à la fête de fin du film, aux avant-premières, monter les marches ensemble au festival de Cannes. Il y aura aussi un vote pour le choix de l’affiche et du titre du film qui n’est que provisoire…

A quel moment comptez-vous boucler votre budget ?
Le plus vite possible mais vous savez, pour un projet de ce type, il faut beaucoup de patience et d’énergie. Il y a aussi la tournée qui ne prend fin qu’en juin et c’est quelquefois difficile. Mais j’en profite aussi?! C’est exaltant, c’est une belle aventure et une aventure partagée.

En dehors de vous, qui sont les comédiens pressentis ?
Roschdy Zem, Max Von Sydow et je vous réserve la surprise du troisième homme mais c’est un générique fantastique. Le problème est que, ne sachant pas lorsqu’on va tourner, encore faut-il que tous soient libres !

Pouvez-vous nous parler du sujet ?
C’est l’histoire d’une journaliste ambitieuse, que je jouerai, qui rencontre deux hommes issus d’un même quartier. L’un est devenu un homme politique influent, l’autre est resté dans son quartier pour s’occuper des jeunes en difficulté. Max Von Sydow joue mon père. Ça parle de comment on est construit et comment on se construit, qu’est-ce qui nous fait avancer et changer dans la vie… C’est un sujet grave mais il y a aussi beaucoup d’humour.

Alors… heureuse ?
Très heureuse ! Tous ces gens m’apportent énormément et je me dis qu’avec tout cet amour, cette passion, cette envie, on ne peut pas ne pas y arriver.
Aujourd’hui, ce n’est plus mon projet mais “leur” projet, “notre” projet… Je suis rassurée car tout cela s’est fait de manière naturelle et je comprends aujourd’hui pourquoi j’ai eu envie de faire ça…”

Jacques Brachet

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