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Quelle pièce ! Jean-Pierre Castaldi

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Il peut générer des pleurs, de l’angoisse ou parfois du soulagement. Le divorce provoque toujours un mini séisme dans une famille. Certaines se déchirent, d’autres se rapprochent. Celle de Jean-Pierre Castaldi et Armelle va connaître une situation assez inédite. Pas un ni deux mais trois divorces sont annoncés. Ils seront prétextes à rire tout au long de la pièce. Une histoire des années 70 avec les codes du théâtre de boulevard. Avec “Quelle famille !”, le comédien met en avant une chose fondamentale : retrouver nos racines.

Que se passe-t-il dans votre famille ?
Le pitch est très simple, c’est l’histoire d’un grand-père qui “monte à Paris” voir sa fille, pour lui annoncer qu’il divorce. Il ignore que sa fille l’envisage aussi (elle pense que son mari la trompe). Par-dessus, sa petite-fille qui rentre de voyage de noces demande aussi le divorce. Ça fait beaucoup dans une famille où l’on ne divorce pas. Cette cascade de séparations programmées sont prétextes à rire. Auront-elles toutes lieu ? Pour le savoir, il faut venir nous voir.

Quelle a été votre réaction quand on vous a présenté la pièce ?
Je connais l’auteur Francis Joffo qui, malheureusement, nous a quitté. J’ai vécu trois pièces avec lui. C’était le collaborateur de Robert Lamoureux. “Quelle famille” a été écrite avec les codes du boulevard. J’ai beaucoup ri en le lisant.

Ce grand-père vous ressemble-t-il ?
On a pas mal de choses en commun. Je suis un grand-père à l’ancienne, assez autoritaire. J’ai éduqué mes enfants dans des valeurs éternelles qu’on est en train de redécouvrir. J’entends par là, au-delà de la famille, nos racines.

Que pensez-vous du sujet principal : Le divorce ?
Moi je n’ai vécu cela qu’une fois, il y a plus de 35 ans. Vous devriez plutôt demander ça à mon fils, Benjamin. C’est le spécialiste du divorce (rires). Blague à part, pour moi, ce n’est pas vraiment le sujet principal. La famille est au cœur de cette pièce. Le divorce, c’est plus un prétexte pour parler des liens entre les différents personnages. En fait, c’est un problème qui permet à la famille de se retrouver. La pièce date des années 70. Déjà, il n’y a pas de mots grossiers à outrance, juste un ou deux. On n’est pas dans les problématiques actuelles. C’est du comique de situation. On met beaucoup en avant les rapports mères-filles, filles-père etc. Le grand-père est très dur, mais on s’aperçoit qu’il a cœur sur la main.

La pièce a d’abord été jouée à Bordeaux. Qu’en retenez-vous ?
On y a fait 30 représentations. C’est une coproduction. On a recréé en province pour nous roder et on est parti en tournée. Là-bas la pièce a cartonné. J’ai découvert de jeunes talents bordelais formidables.

Que répondez-vous à ceux qui jugent que tout se passe à Paris dans le monde du théâtre ?
Tous les acteurs ne sont pas “parisiens”. Le CADO à Orléans crée régulièrement des molières. Ils mettent en avant une tête d’affiche mais derrière, il y a une compagnie. Ce n’est pas vrai que dans le théâtre. Dans les téléfilms de production marseillaise on trouve beaucoup de Marseillais. Pourquoi ce snobisme parisien ?

Après une grande carrière cinématographique vous revenez au théâtre. Pourquoi ?
Dans mon métier, j’arrive au bout du chemin. Depuis Astérix, je n’ai pas fait beaucoup de cinéma, à part quelques films américains. Je suis donc revenu à mes origines : le théâtre. Les films, pour moi, c’est un “accident”. Vous savez, même les grosses vedettes retournent à leurs premières amours lorsqu’elles tournent moins. J’aime l’instantanéité du théâtre. Un film peut sortir plus d’un an après son tournage. Par contre, au théâtre, les yeux du public sont juste en face de nous. S’il ne se marre pas, la sanction est immédiate.

Quels sont vos autres projets ?
J’ai deux autres pièces sur le feu mais celle-là marche très bien. On a déjà des demandes de villes supplémentaires. L’idée d’une deuxième tournée commence à germer. Je prends tellement de plaisir à jouer cette pièce que, pour l’instant, mes autres projets sont plutôt de côté.

Avez-vous un message pour votre futur public de La Garde ?
La seule chose que j’ai à leur dire est la suivante. On a joué pas mal de fois la pièce. A chaque fois, ce n’était que du bonheur. J’espère donc que le public de La Garde va prendre autant de plaisir à nous voir jouer.

Propos recueillis par Laura Berlioz

Samedi 9 mars -20h30
Salle Gérard Philippe – 83130 La Garde
Billetterie
Service culturel : 04 94 08 99 34 – 25€ (tarif unique) – www-ville-lagarde.fr
FNAC : 08 92 68 36 22 (0,40€/min) – www.fnac.com
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