Accueil Articles [Articles] block 2 Baptiste Giabiconi, un homme libre

Baptiste Giabiconi, un homme libre

94

A seulement 24 ans, Baptiste Giabiconi a déjà l’étoffe d’un grand. Sous l’impulsion de son mentor Karl Lagerfeld il a su grimper les marches vers la réussite une à une en devenant le mannequin homme le plus demandé de sa génération. Ambitieux, disponible et sincère, le beau gosse est loin de l’image glacée renvoyée par les magazines, il nous présente aujourd’hui son nouvel album « Un homme libre » pour lequel il s’est beaucoup investi.

Tout commence en 2007 lorsque Baptiste Giabiconi quitte le sud de la France pour tenter sa chance dans la capitale. Rapidement repéré par l’icône de la mode, Karl Lagerfeld en fait l’égérie de Chanel et le propulse sur le devant de la scène, débute alors plusieurs années de défilés, de séances de photographies et de campagnes de publicité. Mais le jeune homme ne cachera pas longtemps son envie de voler de ses propres ailes et de se lancer dans une carrière musicale. Loin d’un caprice de star ou d’un coup marketing comme pourrait le penser certains, Baptiste Giabiconi sait ce qu’il veut, ce qu’il fait et mettra tout en oeuvre pour aller jusqu’au bout de son projet. La grosse tête ce n’est pas pour lui, la sienne est bien vissée sur ses épaules, sous ses airs de beau gosse inaccessible, il fait taire les mauvaises langues et montre à tous qu’il n’est pas celui qu’on pourrait penser.
En 2012, il surprend son public en sortant « Oxygen », un album électro pop commercialisé via un label participatif, une belle entrée en matière pour celui qui manquait de confiance en lui.
Aujourd’hui, Baptiste Giabiconi est de retour avec un nouvel opus intitulé « Un homme libre », un disque en français cette fois, pour lequel il s’est investit pleinement en signant 10 textes sur 14 notamment. Malgré un emploi du temps très chargé, mesdemoiselles peuvent se rassurer, le jeune homme ne laisse jamais ses fans sans nouvelles bien longtemps…

Baptiste Giabiconi - Limpact

Bonjour Baptiste, dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui pour la sortie de ton nouvel album « un homme libre » ?
Il y a ce mélange d’excitation et de stress que je ne contrôle pas trop, mais j’étais très impatient de présenter cet album au public qui me suit depuis le début. J’ai fait un disque qui me ressemble, j’adore mon métier, j’adore les défis, alors rien ne pourra venir gâcher cette belle journée.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur cet album ?
C’est un album entièrement en français, l’univers musical est très frais, entre la pop rock et le folk. J’aborde des thèmes qui me tiennent à cœur, les histoires d’amour, le manque, la douleur, la famille et même l’écologie ! Il s’agit de sujets qui retracent plus ou moins mon histoire depuis 2007, là où tout a commencé pour moi.

Tu as écrit 10 textes sur 14, l’écriture t’attire depuis longtemps ?
J’ai toujours voulu écrire mais je ne savais jamais par quoi commencer et je manquais d’assurance. Il y a 2 ans, il y a eu un réel déclic, je me suis lancé, j’ai rencontré les bonnes personnes au bon moment, elles m’ont donné confiance et l’écriture est devenue quelque chose de naturel pour moi. Mes textes sont autobiographiques mais ils sont aussi mon empreinte, mon Adn.

« Un homme libre » c’est le nom de l’album, aujourd’hui, as-tu le sentiment d’être un homme libre ?
Bien sûr, dans le sens où j’ai la chance de faire ce que j’aime, je suis libre de monter dans un avion et de partir, libre de me lancer des défis, de prendre des risques, libre par rapport à mon vécu, au jour où j’ai raccroché ma tenue d’ouvrier dans une usine d’aéronautique pour tenter ma chance à Paris, je crois que c’est le plus grand luxe de se sentir libre.

En 2007 tu te diriges vers le mannequinat et en 2008 Karl Lagerfeld te repère et tu deviens l’égérie de Chanel. Que retires-tu de ce parcours atypique ?
J’ai passé de très bons moments, mes années dans le mannequinat m’ont beaucoup appris sur la vie en générale, je me suis souvent senti privilégié mais au fond je savais que tout ceci était éphémère. Je ne suis pas quelqu’un qui aime se mettre en avant, je suis plutôt sur la réserve, quelqu’un d’entier et de sincère. Je me remets toujours en question, je remonte les manches et je vais travailler quoi qu’il arrive.

Aujourd’hui, est-ce que le mannequinat et les défilés font toujours parties de ton quotidien ?
Je continue mais je fais beaucoup plus de campagnes de publicité aujourd’hui. J’ai envie de m’épanouir dans la musique et de me donner à fond pour réussir.

Quelle rencontre t’aura le plus marquée durant cette période d’ascension ?
J’ai rencontré de nombreuses personnes dans le mannequinat, mais c’est évidemment Karl Lagerfeld qui restera celui qui a marqué ma vie ces dernières années. Il m’a donné l’impulsion, la confiance, l’envie de me surpasser, c’est une personne formidable et très importante pour moi.

Baptiste Giabiconi "Un homme libre" - Limpact

Tu semble très disponible pour tes fans, c’est quelque chose qui à l’air de te tenir à cœur de garder ce lien de proximité avec eux ?
Oui c’est très important pour moi, j’essaye d’être le plus présent possible, beaucoup me suivent depuis 4 ans, au moment où tout a décollé pour moi, j’ai tout de suite senti que je pouvais communiquer facilement avec eux, il y a une grande complicité entre nous, un réel engouement qui augmente chaque jour et ça me touche énormément.

Penses-tu que ton jeune âge te rend plus accessible que d’autres personnalités ?
Je suis jeune mais je suis surtout une personne simple, j’ai la tête sur les épaules, je n’ai pas envie de jouer un jeu, je tiens à rester naturel, je n’ai aucune raison de me comporter comme une star, de créer une distance avec mes fans, je veux rester accessible pour le plus grand nombre, je leur dois bien ça !

Tu seras en concert à La Garde le 23 juillet prochain, que nous prépares-tu ?
Oui j’ai hâte ! Je vais vous présenter mon nouvel album sur scène, en plein air avec mes musiciens. Jouer dans le sud me rapproche de mes origines, cela fait un bien fou !

Justement, toi qui as passé ton enfance entre la Corse et Marseille, le sud ne te manque pas trop ?
Non seulement le sud me manque mais surtout ma famille, là-bas je peux me ressourcer, prendre un grand bol d’air avant de repartir, j’essaye d’y retourner dès que je peux, pas aussi souvent que je le voudrais malheureusement…

Quels sont tes projets pour l’été ?
En juillet vous me verrez dans les festivals et ensuite je pars me reposer en Corse, au programme, vacances, soleil et farniente pour repartir de plus belle à la rentrée.

Propos recueillis par Marine Astor
Crédit photos : Robin MD