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Ça ne change pas un homme, Eric Bagdadlian

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On le connaît tous. Mais pourtant il préfère rester dans l’ombre. Lui, ce qu’il aime, c’est faire la lumière autour des autres, animer et créer des moments conviviaux et mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Mais pour le reste, impossible de le saisir. Sept ans que je travaille à ses côtés, je crois enfin pouvoir l’attraper aujourd’hui avec cette idée : ce sera par lui, celui qui vous galvanise, votre idole : Johnny. Sa rock’n’roll attitude, la musique, les blessures, l’amour…

Vivre pour le meilleur : c’est quoi pour vous le meilleur ?
C’est quand je vois autour de moi des yeux briller et les gens heureux ; je vis le meilleur à ce moment-là. Quand les gens que vous aimez n’ont pas de soucis, pas de problèmes, quand vous avez participé avec vos moyens à leur bonheur. C’est aussi créer la surprise pour provoquer la joie et le bonheur chez les autres.

Ma gueule : que lui devez-vous, à la vôtre ?
Rien. Elle me sert à m’exprimer, à tout exprimer par un regard, une moue. Comme ma gueule est liée à mon cœur, elle ne me rend pas trop la monnaie (pour les mauvais coups).

Aimer vivre : qu’est-ce qui vous a fait aimer la vie ?
La naissance de mon fils, c’est une responsabilité qui ne me quittera jamais. Et les hommes et les femmes qui jalonnent ma vie. La vie est belle et elle peut s’arrêter à tout moment. Quand on est gamin, on fait des rêves de tout : réussite, famille… Et plus tard, on s’aperçoit qu’ils étaient tous illusoires.

J’en parlerai au diable : êtes-vous innocent ou coupable ?
De toute façon, je n’en parlerai qu’au diable. On est souvent le coupable de l’Autre tout en se pensant innocent. J’aurai quelques mots à lui dire, au diable. Une chose est sûre, je ne lui ai jamais vendu mon âme.

L’Envie : que désirez-vous ?
Je n’attends rien d’autre que de l’amour. L’envie est un moteur qui permet d’avancer, de donner le meilleur de soi. Le jour où l’on a plus l’envie, c’est fini.

Je t’attends : qui attendez-vous ?
Je ne suis pas dans l’attente sauf de celle avec qui je serais bien. Chaque femme qui a partagé ma vie était différente de la précédente. Je pense qu’il ne faut pas attendre mais aller au devant des choses: le bonheur, ça se provoque.

Requiem pour un fou : qu’avez-vous déjà fait par amour ?
Des choses que je ne souhaite pas divulguer. Si on est pas un peu fou, la vie est plate. Mais pas de requiem pour moi aujourd’hui.

Derrière l’amour : qu’y a-t-il ?
Toute une chaîne de “pourquois“. La réponse, on l’a en distribuant et en recevant l’amour. C’est un sentiment, une promesse, un état d’esprit, un acte qui reste gravé à tout jamais. Derrière l’amour, il y a la vie, la vraie.

Souvenirs, souvenirs : les meilleurs de ces 100 numéros ?
La création de Limpact, un après-midi. Les rencontres aussi. Avec Patrick Fiori, Stéphane Plaza, Clovis Cornillac, Christian Simon, maire de la Crau. J’ai un souvenir particulier avec ce dernier puisqu’il a attendu jusqu’à 1h du matin pour qu’on lui livre le premier exemplaire du magazine. Il y a eu tellement de moments de partages, d’échanges. Le meilleur souvenir sera que Limpact le reste pour le plus grand nombre. Je pense que les meilleurs souvenirs sont certainement ceux qui restent à venir.

Une chanson que j’aurais oubliée et qui vous illustre un peu plus ?
J’ai oublié de vivre : quand votre vie tourne autour des autres, vous mettez la vôtre de côté. Je ne suis pas le seul, c’est le cas de toutes les mères de famille.

Je me suis gardé quelques lignes pour rendre hommage à celui qui restera le “taulier” de ce beau magazine, qui a su plaire à tant de monde en s’attachant à rester toujours fidèle à ses valeurs de simplicité et de partage pour mettre à l’honneur ceux qui font vivre notre si belle région. Merci Eric.

Propos recueillis et paraphés par Cendrine Vincent