Accueil Articles [Articles] block 2 Cinq questions à Philippe Garde

Cinq questions à Philippe Garde

178

La succursale de Citroën de Toulon-La Valette est passée sous la bannière SOCA le premier septembre 1990, au cours des 22 années écoulées, Philippe GARDE et son équipe de 75 collaborateurs ont développé les ventes de véhicules neufs pour passer de 1200 à 2200 unités en 2010, ce qui situe l’entreprise comme la troisième concession de la région PACA.

Le groupe SOCA a 22 ans, comment s’est il construit ?
Le groupe SOCA a été fondé par Robert Pellet qui a travaillé d’abord avec ses parents qui étaient eux-mêmes concessionnaires Citroën à Bourgoin-Jallieu. En prenant une certaine dimension, celui-ci a repris une concession à Flers, dans l’Orne, puis il a eu envie de venir dans la région sud-est. Il a pour cela contacté les constructeurs automobiles de marques françaises mais rien n’était disponible dans le réseau Citroën. Renault en revanche lui a proposé la concession de Fréjus puis celle de Draguignan et l’affaire de Grimaud (qui est devenue par la suite une agence de celle de Draguignan). Son envie de revenir vers Citroën s’est manifestée et son intérêt s’est porté sur Citroën Toulon que nous exploitons depuis 22 ans. Pour finir M. Pellet a transmis les rênes de l’entreprise à sa fille, garantissant ainsi la pérennité de l’esprit familial et de nos valeurs.

Quels sont les atouts qui vous aident à avancer ?
Les atouts sur lesquels nous fondons notre développement sont avant tout les modèles de la marque. L’attractivité des modèles du constructeur qui sont les joyaux et nous sommes l’écrin au service de nos clients. Cependant derrière ces modèles de la marque, nous devons avoir un professionnalisme à toute épreuve et dans tous les secteurs. Notre service commercial montre depuis plusieurs années que ses résultats sont excellents dans l’accompagnement des modèles de la marque.
Nos techniciens sont hautement qualifiés et leur technicité fidélise la clientèle depuis de nombreuses années (voilà d’ailleurs un grand atout, nous avons un des plus gros ateliers de la région avec un équipement technique inégalé).
Nous avons des commerciaux en véhicules d’occasion qui sont présents depuis de nombreuses années, gage d’expérience et aussi de compétence.
On ne peut pas mentir au public dans ce métier, si un commercial est présent depuis plusieurs années dans une concession, c’est un signe de bonne santé de celle-ci… Bref l’amalgame entre la qualité des modèles de la marque et celles des collaborateurs font de nous une belle implantation, dont on peut être fier !

Au sein du groupe, vous conjuguez plusieurs métiers : vente de VN, de VO, de VU, SAV… Comment arrive-t-on à être performant de partout ?
A l’intérieur d’une même concession, nous avons à gérer quatre entreprises différentes (vente de véhicules neufs, de véhicules d’occasion, vente de pièces d’occasion et réparation) mais qui ont la particularité d’avoir tout de même des liens. Nous avons la chance de pouvoir compter sur un esprit d’équipe entre les responsables opérationnels des quatre activités et un directeur présent depuis 22 ans. Nous avons aussi des indicateurs qualité mis en place depuis longtemps qui nous ont permis de corriger en leur temps certaines faiblesses et qui nous permettent aujourd’hui d’éviter leur réapparition. Nous sommes vigilants et persévérants. Le maillage territorial, ensuite, correspond à ce que nous souhaitons pour couvrir le territoire entre Toulon et le Lavandou et depuis le bord de mer jusqu’à Brignoles avec un réseau d’agents composé de 12 implantations.
Enfin, notre performance est aussi due à notre communication car notre présence impliquée dans la vie toulonnaise et Hyéroise est importante (foire de Toulon, salon automobile du rotary et présence dans les médias locaux).
22 ans, c’est une sacrée histoire d’hommes ou de femmes, quelle en a été l’évolution ?
Le turn-over n’est pas très important dans l’entreprise et le fait d’avoir la même direction depuis 22 ans implique aussi un abord familial du management. Nous sommes aussi très vigilants sur l’embauche des nouveaux collaborateurs, nous ne prenons pas seulement une compétence technique, nous attachons de l’importance à la personne, à la personnalité, du nouvel arrivant afin qu’il s’intègre au mieux et que toute l’entreprise tire profit de cette nouvelle force. Il y a une âme dans cette entreprise. Nous attachons aussi énormément d’importance à la formation de nos compagnons et à la promotion interne.

Comment imaginez-vous la vente en concession automobile dans 20 ans ?
Il y a quelques années en arrière la grande distribution s’est intéressée d’un peu trop près à notre métier et cela nous a fait un peu peur. Cependant les grands groupes ont vite réalisé que ce métier était un vrai métier de technicien et que les magasins ne pouvaient pas avoir suffisamment de surface ou de ressources humaines pour bien le faire.
Il en est de même pour Internet aujourd’hui. Je pense que les concessions automobiles continueront d’exister. Le client se déplacera toujours pour venir voir les véhicules, par contre, une sélection se fera par Internet selon des critères de prix ou de style. Nous, c’est le service l’humain et l’esprit de l’entreprise.
Les concessions n’arrêtent pas d’évoluer en terme de technologie et de technicité ; par exemple aujourd’hui, vous pouvez composer à votre convenance une DS3 sur notre configurateur.

Un mot pour finir ?
Un clin d’oeil : il y a vingt ans je roulais en XM avec des cheveux noirs et maintenant je roule dans les Citroën les plus à la pointe de la technologie avec (quelques) cheveux blancs.

Propos recueillis par Vincent Colonna

Sébastien Loeb sera encore cette année champion du monde, c’est normal il roule en Citroën.