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Cinq questions à Pierre Grech

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Cette année, le Groupe Grech immobilier fête ses 50 ans.
Spécialistes des transactions immobilières, de la gestion de copropriété et de la gestion locative, les 90 collaborateurs de cette entreprise familiale sont répartis sur 7 agences, entre le Var et la Région Parisienne.

Aujourd’hui le groupe Grech a cinquante ans, comment ce groupe s’est-il construit ?
L’aventure de Grech immobilier commence en 1945 à Casablanca. Mon grand-père Maurice Grech y créé un cabinet spécialisé dans les prêts hypothécaires et les transactions immobilières.
En arrivant en France en 1962, il implante le cabinet à Toulon. Puis en 1976, mon père Bernard, alors titulaire d’un D.E.S.S. en droit de l’urbanisme rejoint l’affaire, et  en prend la direction, même si mon grand-père a travaillé jusqu’à plus de 80 ans.
Se consacrant au début quasi exclusivement à la promotion immobilière, il diversifie ses activités durant les années 1980, entre Administration de biens, Syndic, et transactions dans l’ancien. En 1991 il monte un cabinet à Boulogne-Billancourt, exerçant les mêmes métiers de l’immobilier. En plus de ses entreprises, il consacre une grande partie de sa carrière au service de la profession, par l’engagement syndical, par la présidence nationale d’un réseau national durant 13 années, avant enfin de créer le FFIP au début des années 2000, qui deviendra l’AMEPI, fichier commun de mandats exclusifs, dont il préside le conseil d’administration au niveau national depuis 2005.
À la même époque mon frère Gérard, diplômé de sup de co, et fort d’un brillant parcours dans l’industrie du disc, devient directeur général du cabinet de Boulogne-Billancourt, devenant rapidement leader sur son secteur. En 2006, Mr Pierre Soler, riche d’une belle carrière de cadre dirigeant dans l’automobile devient directeur général des agences Toulonnaises, et les conduits dès lors avec rigueur et exigence.
J’ai rejoint le groupe en 2007, après un DESS de Droit du Patrimoine, d’abord comme responsable marketing, et aujourd’hui comme directeur général adjoint.

Quels sont les atouts qui, aujourd’hui, vous servent à avancer ?
Le premier des atouts est le fait d’être une affaire familiale. Ceci nous permet de donner un sens particulier à tous nos projets, car ils s’inscrivent dans la continuité de ce qu’avait initié mon grand-père. Ceci fait également de nous une entreprises à taille humaine, tant dans les rapports avec nos clients, que dans le management de nos équipes.
Nous sommes également, par l’âge moyen de nos cadres et collaborateurs, une entreprise jeune et dynamique.
Nous sommes également en recherche d’innovation permanente, pour améliorer la qualité de nos services.
En plus de cela, notre implantation depuis 50 ans sur Toulon nous permet d’avoir une connaissance poussée de son marché. L’expérience de mon père, qui pratique depuis 35 ans, et ses responsabilités nationales sont un atout assez incroyable.
Il a, en effet, une parfaite connaissance des métiers de l’immobilier, qu’il nous transmet quotidiennement, et une hauteur de vue qui en font un chef d’entreprise d’une compétence très élevée.
Autant vous dire que nous bénéficions d’une véritable mine d’or en matière de connaissances et de compréhension de notre domaine d’activité.
Mais notre principal avantage est notre force de travail. Nous ne comptons pas nos heures pour faire avancer l’entreprise, et accompagner au mieux nos clients dans leurs projets.

Au sein du groupe Grech, vous conjuguez plusieurs métiers : transaction, location, gestion, syndic… Comment arrive-t-on à être performant partout ?
Il faut savoir être polyvalent, et avoir la passion de l’immobilier. Il ne faut pas avoir peur de se remettre en question, et avoir le goût de l’apprentissage permanent.
Etant hyper actif, diriger une agence « multiservices » est très exaltant.
Mais la polyvalence ne s’arrête pas aux métiers de l’immobilier. Il faut également être performant en gestion financière et comptable, en administration d’entreprise, en Ressources Humaines, en Marketing, en Droit, en Management, et avant tout, avoir le sens des affaires.
Il faut également savoir fédérer des équipes autour d’un projet d’entreprise, et faire émerger les talents individuels de chaque collaborateur.
Il est indispensable, en outre, d’avoir une connaissance intime des systèmes, pour en bâtir un aussi pertinent que possible. Chaque service a une logique propre. Ceci implique que notre entreprise est rigoureusement structurée, pour être viable, et assurer le succès de nos collaborateurs dans leurs missions.
Ceci implique pour nous, en « direction générale », une totale disponibilité pour leur permettre d’avancer.
Mais être chef d’entreprise nécessite un savoir faire et un savoir être qui ne s’improvisent pas.

Cinquante ans c’est une sacré histoire d’hommes ou de femmes, quelle en a été l’évolution ?
Au départ mon grand-père travaillait avec un associé et un collaborateur. Il est monté à une dizaine de collaborateurs lorsqu’il a passé le relai à mon père.
Mon père a développé le cabinet en succursales, et a architecturé un siège social puissant pour administrer efficacement tous les points de vente.
Aujourd’hui, nous sommes un peu plus de 90 collaborateurs répartis sur plusieurs structures. Le cabinet est implanté à La Rode, dans le centre ville de Toulon, à La Valette, au Pradet, à La Londe Les Maures, dans le nord et le quartier Rhin-et-Danube  de Boulogne-Billancourt.
Nous sommes sur le point d’ouvrir une nouvelle affaire dans la zone d’activité de Valgora, que mon frère va diriger en s’installant à Toulon.
Nos équipes sont composées d’hommes et femmes spécialisés dans leurs domaines, et nous leurs assurons des formations régulière pour améliorer leurs performances.
Depuis le début nous nous sommes employés à faire progresser nos collaborateurs en compétence, et régulièrement, nous offrons des perspectives d’évolution et des plans de carrières à ceux qui en ont le désir et le potentiel.
Quelques uns de nos collaborateurs ont fait toute leur carrière au cabinet, et c’est une grande fierté.
Certains sont là depuis près de 30 ans, et ceux d’entre eux qui sont partis à la retraite nous rendent visite régulièrement, ce qui donne au cabinet le visage d’une grande famille.
La suite de l’histoire reste à écrire.

Comment imaginez-vous l’immobilier dans les cinquante prochaines années ?
À vrai dire, je serai bien présomptueux de me projeter jusque là.
Ceci ne nous empêche pas d’avoir une idée de ce vers quoi tendent nos métiers dans les prochaines années, et nous en prenons acte dans nos positionnements stratégiques.
Nous nous efforçons d’avoir une structure qui emploie des collaborateurs très qualifiés par domaines de compétences : commercial, juridique, technique…
L’agent immobilier est soumis à une obligation d’information et de conseil. L’environnement économique, juridique et fiscal étant de plus en plus opaque pour nos clients, nous avons le devoir d’éclairer leur démarche. Ceci signifie que le niveau global de compétences qu’une agence met à contribution doit être de plus en plus élevé.
Ceci étant dit, il y a des fondamentaux à appliquer dans l’exercice des métiers de l’immobilier, de la prospection à la relation avec nos clients. Il s’agit avant tout de qualités d’écoute, de diplomatie, de maîtrise de son sujet. Ils n’ont pas vocation à bouger, et nous mettons tout en œuvre pour que nos collaborateurs les appliquent au quotidien.

Propos recueillis par Eric Bagdadlian