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Débat d’idées L’Union Patronale du Var

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L’échéance se rapproche pour Laurent Falaize. Après des mois de campagne, il saura bientôt s’il prend ou non la tête de l’UPV (Union Patronale du Var). S’il souhaite plus de transparence et d’écoute vis-à-vis des entrepreneurs, qu’en pensent les principaux intéressés ? Le magazine Limpact a mis face à face Laurent Falaize et plusieurs acteurs de poids dans la région.

Qu’est-ce que l’UPV ?

Laurent Falaize , candidat à la présidence de l’UPV :
“C’est l’union de plus de 19 branches d’activités professionnelles, l’union de la CPME et du MEDEF, qui défend la cause syndicale patronale de notre territoire. Avec ma candidature, je ne parle pas d’une personne qui la reprend en main. C’est une équipe qui veut du changement avec une stratégie participative. Je rencontre beaucoup de chefs d’entreprises. On me pose toujours la même question : “A quoi ça sert d’adhérer à l’UPV ?”. C’est un outil au service du chef d’entreprise. Il est mal interprété. Peut-être n’y-a-t-il pas les bons services pour les bonnes personnes. Pour ceux qui rencontrent des difficultés, l’UPV n’est peut-être pas toujours au rendez-vous. Ce sont ces interrogations qui nous mettent dans cette situation.”

Fabien Arnoux , animateur de Riviera Yachting Network :
“L‘UPV c’est un outil de promotion du territoire qui donne l’envie d’entreprendre et défend l’entreprise au quotidien, de manière à permettre à notre territoire un développement favorable de l’économie. Ce qu’on peut espérer c’est que cette UPV relaie un certain nombre de messages au niveau national. Cette émanation du MEDEF devrait permettre aux entreprises de s’appuyer sur un certain nombre de revendications.”

Serge Ternoir , président de l’Afuzi (Pôle d’activité de Toulon-Est)
“Nous, on ne voit pas spécialement l’UPV se manifester. Nous jouons le même rôle que cette entité mais sur notre territoire. C’est dommage. Il serait bien que nous ayons une cohérence sur les actions à mener au niveau des chefs d’entreprise.”

Jean-François Mauté , président de l’UA2P (Union des Acteurs des Pôles du Palyvestre)
Il y a 150 entreprises dans la zone. Certaines sont affiliées à l’ UPV, les autres ne la connaissent pas vraiment. Elles ne sont pas trop sollicitées et on peut dire qu’en tant qu’association, on n’a pas vraiment de relation non plus.

Jean-François Mauté , président de l’UA2P (Union des Acteurs des Pôles du Palyvestre), Serge Ternoir , président de l’Afuzi (Pôle d’activité de Toulon-Est), Laurent Falaize , candidat à la présidence de l’UPV, Fabien Arnoux , animateur de Riviera Yachting Network - Limpact

Les acteurs du territoire face au programme de Laurent Falaize.

Laurent Falaize : Je ferai des états généraux pour construire l’UPV de demain avec l’assemblée des délégués et les permanents. Tout cela défend une gouvernance moderne et plus de transparence. Depuis 25 ans, cela ne bouge pas. Il faut repenser le cœur de la gouvernance pour rendre des comptes aux adhérents. Ils doivent savoir pourquoi ils adhèrent.

Jean-François Mauté : J’ai un rôle différent de celui du chef d’entreprise. Nous, on les réunit et on a des rapports constants avec les institutions. Plus on avance, plus je suis satisfait.

Laurent Falaize : Deuxièmement, je souhaite un contrat d’alliance territoriale. Il s’agit d’un engagement réciproque entre, les TPE, les PME, le territoire et les grands donneurs d’ordre pour que ces entreprises puissent bénéficier de l’effet de croissance.

Serge Ternoir : A l’Afuzi, on essaye de gérer 600 chefs entreprise. Il y a des axes où l’UPV n’est pas assez claire. Réunir tout le monde, certes, mais il faudrait être plus “syndical”.

Laurent Falaize : Troisièmement, je m’axe sur la “Vox entreprise”. L’ancien parlement varois des entreprises sera modélisé pour l’UPV afin de construire une stratégie pour les 10 ans à venir.

Jean-François Mauté : Il y a des particularités. Dans notre zone nous sommes entourés de terres agricoles. Cela nous bloque pour s’étendre. Les entreprises ne peuvent pas évoluer correctement. L’argent est le nerf de la guerre donc nous avons des problèmes de foncier. Le foncier est une grosse partie fiscale et territoriale.

Laurent Falaize : Je pense également au club des ambassadeurs. C’est-à-dire, le rapprochement des experts, des décideurs économiques et des responsables locaux pour vendre notre territoire aux capitaines d’entreprises et d’industrie qui passent dans le secteur. au travers de mon vécu j’ai moi-même eu accès à des personnages du monde de l’industrie. Cela m’a permis de leur “vendre” le Var.

Jean-François Mauté : C’est de l’implication. Nous, on l’a actuellement tous les jours. Je rencontre des gens de l’UPV lors de manifestations. Avec toutes les institutions, on a un rapport constant.

Fabien Arnoux : L’implication, elle est réelle car on a la chance de promouvoir un territoire magique : le Var. Il ne faut pas qu’il y ait de laissé-pour-compte. Les entreprises que représente le cluster sont un facteur économique important a prendre en considération : le secteur de la mer a un poids considérable. Etre ambassadeur est un rôle qui nous incombe. L’UPV doit être celui qui organise la cohésion pour promouvoir un développement encore plus fort.

Serge Ternoir : L’UPV doit être un chef d’orchestre. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’actions menées par des associations et des institutions. L‘UPV doit se positionner pour la cohésion.

Laurent Falaize : Enfin, je souhaite une refonte des statuts. Tout d’abord, cela redonnera la parole aux adhérents par le vote. Je souhaite également l’instauration de deux mandats de 3 ans au maximum pour le président de l’UPV.

Jean-François Mauté : Je pense que c’est suffisant. Si on se base sur la présidentielle avant c’était sept ans. Cinq ans cela marche aussi mais après, il faut faire attention au cumul des mandats.

Fabien Arnoux : Six ans, cela reste judicieux, car c’est source de changement. C’est ce qu’attendent les entreprises et les citoyens et je pense que c’est une bonne option.

Serge Ternoir : Le changement est bon pour tout le monde. Les gens qui ont des idées, il faut les prendre, on essaye de s’accrocher sur le titre honorifique de Président mais aujourd’hui ce n’est pas ça l’idée. Il faut des actions, de la nouveauté et être capable d’entraîner tout le monde sur son sillage.

Propos recueillis par Laura Berlioz

Fioul 83 La Crau - Limpact