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Journaliste recyclé en marcheur, Jérémy Berardi

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Photo Jérémy Berardi LIMPACT
Journaliste Marcheur Jérémy Berardi LIMPACT photo Article Limpact

Mouchoirs, canettes ou encore bouteilles en plastique. Autant de détritus qui vont disparaître entre Nice et Amsterdam. Du moins, sur le trajet de Jérémy Berardi. Il a quitté sa petite radio pour se lancer dans un double défi. Novice de la randonnée, il va parcourir 2 6000 km à pied et ramasser tous les déchets en chemin.

Après 3 jours de marche, de petites ampoules le gênent déjà. Pas de quoi gâcher sa motivation. “Le but c’est de finir le trajet. J’ai prévu 80 jours mais si c’est plus, tant pis”, avoue-t-il. Cet Azuréen n’est pas un grand randonneur. Loin de là. “J’en ai fait quelques-unes mais la préparation est surtout mentale”, assume le jeune homme. Plus habitué aux ceintures de judo qu’aux chaussures de marche, Jérémy a eu cette idée après un trek entre copains. Les paquets de chips et autres déchets, jonchant le sol, l’ont choqué : “Pourquoi aimer la montagne si c’est pour la salir ?”. Fini de philosopher, il faut agir. Un an après un diplôme de journaliste, il se lance. Un gros sac à dos. Deux gourdes. Une batterie solaire. Jérémy a acheté son équipement petit à petit. Plus de 2000 euros d’investissement. Le voilà parti pour nettoyer la route du GR5 entre Nice et Amsterdam. Dès qu’il aperçoit un déchet, c’est le même réflexe. Le gaillard pose son sac à dos, se baisse et collecte. Direction le bac de tri le plus proche. “Si je ne trouve rien pour déposer un déchet, je le garde avec moi pour le recycler à la prochaine étape”, assure-t-il.

 

Des paysages contemplés aux galères traversées, il livre tout sur sa page Facebook. Une semaine après son lancement 1000 personnes aiment déjà “Jerem’on the road”. Des mots de soutien, de félicitation et plein de petites intentions. Certains lui proposent de l’héberger. D’autres, de partager son chemin, le temps d’une étape. Cette petite notoriété, il l’a constatée dès le premier jour. « Pour éviter un détour de trois heures, je devais absolument traverser un chantier. Une fois devant, je me suis décomposé, l’accès était interdit. Et là : miracle. Un ouvrier m’a reconnu. Il m’a dit qu’il me laissait passer, exceptionnellement, car il m’a vu sur les réseaux et qu’il trouve ça génial », raconte-t-il, ému. Outre un moyen de se faire connaître, Jérémy y voit un réel plus pour son aventure : “Les internautes me proposent de m’offrir à boire, de me loger ou tout simplement de discuter. Ils transforment ce défi citoyen en une très belle aventure humaine”.

Laura Berlioz

Page Facebook : Jerem’on the road