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Marianne d’Or Alexandre Doriol

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Il ne suffit pas de traverser la rue pour trouver du travail. Sinon, l’engagement d’Alexandre Doriol n’existerait pas. Aide à la recherche d’emploi, à la création d’entreprise et préparation des entretiens d’embauche, il accompagne les personnes dans leurs démarches. Objectif, se réinsérer par l’économie. Des futurs entrepreneurs aux citoyens en difficulté, le chemin est long. Adjoint au maire de la Ciotat et directeur de cabinet à l’Agglomération Sud Sainte Baume, Alexandre Doriol a reçu une « Marianne d’Or » de la solidarité. Une distinction de la République.

Sa main, il la tend vers les autres. C’est pour cela qu’il a reçu le prix. Toujours modeste, il s’est retrouvé face à plusieurs élus. Des lauréats de choix comme le maire de Romans-sur-Isère, engagé dans la lutte contre l’absentéisme. Face à cette distinction, il reste modeste : “La solidarité n’est pas une doctrine qui vise à développer l’égo”. Discret, Alexandre l’est tellement que “même Ferdinand Bernhard n’était pas au courant”. Il dédie cette Marianne à tous ceux qui partagent son engagement, au nom des valeurs de la solidarité. “Nous ne sommes pas tous nés sous la même étoile, il faut donner une chance à ceux qui veulent s’en sortir”.

Des femmes isolées, des repris de justice, ou encore des personnes marquées psychologiquement. Alexandre s’occupe surtout des citoyens en très grande difficulté. Quand on lui demande s’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi, l ‘élu ne peut dissimuler son agacement : “Le jour où cela arrive, il faudra bien regarder à gauche et à droite avant de traverser”. Face à la volonté de certains, les désillusions sont encore plus grandes. Alexandre les aide à préparer des entretiens et leur explique les démarches. “Certains arrivent avec de très bonnes idées et de la volonté mais ne savent pas comment s’y prendre”, constate-t-il. Une fois le travail effectué, il faut passer le stade de l’employeur. Des recruteurs pas toujours emballés par les profils proposés. Si les désillusions sont parfois grandes, Alexandre l’assure : “Il y a souvent de grandes joies au bout du chemin et beaucoup en sortent plus fort”.

Laura Berlioz