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Nicolas Gérardin, notre patrimoine : une richesse

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A 64 ans, Nicolas Gérardin a consacré sa vie professionnelle à la protection de notre patrimoine naturel. Portrait d’un homme passionné par les questions environnementales qui touche notre territoire, notre identité, un homme sensible mais surtout humain.

Racontez-nous votre parcours professionnel ?
J’ai toujours eu des rêves d’aventure et de voyages. J’ai eu la chance de rentrer au Parc National de Port-Cros. J’ai passé 9 ans sur cette île en tant que chef de secteur et 6 ans sur l’île de Porquerolles avec la même fonction. J’ai ensuite rallié la direction du Parc à Hyères où je me suis occupée de communication, de relations internationales, de mécénats et de projets de développement inspirés du développement durable. Mon parcours est fait d’aventures humaines et techniques.

Comment vous est venue cette vocation pour la gestion de notre patrimoine ?
Je suis né à la campagne mais j’ai été naturellement séduit par l’environnement. L’environnement c’est ce dont on dépend, ce qui fait ce que nous sommes, ce qui conditionne notre parcours, notre identité. Aujourd’hui, on est sur une sorte de promotion d’une image souvent banalisante qui est une perte de richesse. Les questions environnementales ne sont pas considérées avec autant d’importances qu’elles devraient l’être aujourd’hui. La protection de l’environnement ne relève pas d’une posture mystique, il faut une connaissance de la nature au sens large et on ne peut pas protéger ce qu’on ignore.

Quelles sont les principales actions mises en place par le Parc National de Port-Cros ?
L’objectif historique est de préserver la biodiversité. On a la mission de conserver ce que l’histoire nous lègue dans la mise en scène d’un territoire. Cette mise en scène résulte du croisement permanent de deux histoires : l’histoire naturelle qui a décidé de la présence de nombreuses espèces et l’histoire humaine qui démontre que ce paysage a été façonné par l’homme de manière très profonde. On a le souci de conserver ce qui fait l’identité d’un territoire, c’est aussi une sorte d’économie locale.

Que vous ont apporté vos différentes fonctions ?
En travaillant dans le domaine des relations internationales, j’ai été amené à me déplacer au Brésil, au Chili, en Afrique du Sud pour le développement de projets environnementaux ou de nouvelles techniques portées sur des espaces naturels littoraux et marins. J’ai fait un parcours très ciblé sur les questions de l’environnement et du développement durable. C’est une sorte d’euphorie personnelle, on a le sentiment d’être dans une réflexion collective sur des choses qui nous engagent pour l’avenir. Je suis d’un tempérament passionné et je pense que ces questions méritent d’être traitées avec passion.

Une dédicace aux lecteurs de Limpact ?
Parcourez votre région dans le silence, avec attention, elle vous racontera mille et une histoires que vous ne connaissez pas encore aujourd’hui.

Marine Astor