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Gil alma : beau et rigolo à la fois

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Gil Alma, je l’ai découvert d’abord dans des pubs… et il en a fait, de Coca Cola Zéro à Carrefour en passant par Neuf Télécom, Craquotte, Citroën… et j’en passe ! Moi qui ai horreur des pubs, je les regardais rien que pour le voir, lui, tant il me faisait marrer.
Et puis le ciné et la télé se sont emparés de lui. Normal, d’abord parce que c’est un beau mec et qu’on peut s’en rendre compte, lorsqu’il ne grimace pas et qu’il ne fait pas, comme il dit, “le guignol” !
Du coup on l’a vu au cinéma entre autre dans “Vilaine”, “Eden à l’Ouest”, “Bienvenue à bord” et à la télé dans “Les Bleus”, “Camping Paradis”, “Week-end chez les toquées”, “Tongs et paréo”, “I love Périgord”….
Et le voilà qui explose dans la série de TF1 “Nos chers voisins” qui fait un tabac et qui a créé deux heures de queue lors de la venue à La Rochelle de tous les comédiens de la série. Ce fut du vrai délire et après la folie, j’ai enfin rencontré celui qui m’a fait aimer les pubs… enfin, certaines !

Gil, quand avez-vous pris conscience de vos dons comiques ?
Tôt parce qu’à l’école, je ne brillais que parce que je faisais rire les copains. J’ai très vite eu envie d’aller plus loin car j’adorais les amuser. Du coup vers 19 ans je suis “monté” à Paris… j’étais à Montreuil, ça n’a pas été difficile ! J’ai pris des cours durant trois ans et j’ai commencé à jouer dans de petites pièces dans des petits lieux. J’ai fait beaucoup de figuration, de cachetons. Le succès est arrivé tard, j’avais 26/27 ans…

C’est pour cela que vous avez fait des pubs ?
Oui. Il y a 7/8 ans, j’ai cherché une agence susceptible de me faire travailler, j’ai passé des castings et ça a marché.

Vous n’aviez pas peur d’être cantonné dans les pubs ?
Je n’avais rien fait jusque-là et je n’avais rien à perdre, sans compter que c’est Denis Thybaud, réalisateur de pubs (Craquotte, Citroën) qui m’a branché sur un casting. Ça a marché. Donc, j’ai bien fait de faire ça. J’ai fait “Tongs et paréo” mais comme la série n’a pas marché, là j’ai un peu perdu espoir. J’ai quand même pu faire quelques films…

Et “Nos chers voisins” est arrivé !
Oui, le sujet me plaisait mais j’avoue que je n’y croyais pas à 100%. Mais comme j’adore faire le guignol je me suis dit : pourquoi pas ? Et ça a été – et c’est… pour le moment ! – une belle aventure.

Comment se déroulent les tournages ?
Il y a deux plateaux : le premier et le second étages, deux réalisateurs, un pour chaque plateau et dans la journée on passe de l’un à l’autre selon le sujet… On change d’étage et de partenaires. Nous tournons à peu près neuf minutes utiles par jour et il y a deux pôles de dix auteurs qui écrivent nos histoires. On a le texte trois semaines à l’avance, on le lit tous ensemble puis on joue et on improvise un peu. On tourne six semaines non stop.

Ça ne vous bloque pas pour d’autres projets ?
Il est vrai que nous sommes très pris et que ça nous limite. Mais j’ai pu tourner d’autres trucs comme “Doc Martin” pour TF1 ou “Tanagra” pour France 2. Et puis entre temps, j’écris mes propres textes et à partir du 28 septembre, tous les vendredis et samedis à 19 heures, je présente mon one man show “Born to be a star” au Théâtre St Martin. Il y a longtemps que je voulais le faire mais j’ai attendu dix ans, la maturité, pour me lancer !
Vu le visage mobile à la Jim Carrey que vous avez, allez-vous vous cantonner dans des rôles comiques ?
Non, j’adore faire rire, j’adore les comédies mais je suis prêt à jouer autre chose. La preuve : dans la série “Les Bleus” j’étais un flic assez dur, pas drôle du tout !

Aujourd’hui, avez-vous un rêve ?
J’en ai plein mais en ce moment, je vis au jour le jour. J’attends de voir ce qui va arriver. Télé ? Ciné ? on verra bien, c’est beaucoup une question de chance. Et entre la série et mon one man show, je résiste !

Propos recueillis par Jacques Brachet
Photo Christian Servandier