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Humbert Ibach et Yves lecoq

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Humbert Ibach dit « mémé » pour les intimes, est un passionné. Ancien attaché de presse de Sheila, auteur, réalisateur, producteur de l’émission « Les Grands du Rire » sur France 3, ce touche-à-tout est un homme humble apprécié de tous dans la profession et n’a jamais pris le melon. Retour sur un parcours riche en rencontres à l’occasion du dixième anniversaire de l’émission.

Bonjour Humbert Ibach, quel est votre quotidien ?
Je travaille avec passion, mon quotidien c’est une vie de passions, une vie d’amitiés et de surprises. Tout ce que j’ai fait dans ma vie je le fais de manière passionnée.

En réalisant l’émission « Les Grands du Rire » il y a 10 ans, quelle était votre idée ?
L’idée était de retracer l’histoire des artistes comiques et de la chanson, nous avons donc réalisé une émission de prime time. Peu de temps après, surpris par l’audimat, nous avons décidé de faire l’émission de manière hebdomadaire. Cette émission est un bonheur, nous avons beaucoup de fidèles, nous devons être éclectiques, ce n’est pas toujours simple, nous devons montrer nos coups de cœur aux téléspectateurs mais également donner un coup de pouce aux jeunes talents. Nous travaillons en groupe c’est primordial, cette émission est le succès d’une équipe.

Humbert Ibach et Patrick Sébastien - Limpact

Qu’avez-vous prévu pour fêter cette décennie ?
L’anniversaire des « Grands du Rire » j’y réfléchis beaucoup. J’ai prévu de créer un événement qui réunira nos principaux invités, ceux qui nous ont accompagné, les artistes, les chanteurs, les comédiens, les humoristes, les littéraires et enfin nos coups de cœur. J’ai envie d’un lieu à l’américaine, d’un anniversaire atypique. Si France 3 reconduit l’émission d’année en année depuis 10 ans, ce n’est pas pour rien, grâce à eux, nous pouvons nous exprimer librement.

La télévision c’est devenu une passion ?
Oui, si je ne suis pas passionné par ce que je fais, je n’arrive pas à m’investir. Ce qui me passionne surtout c’est de tendre la main à ceux qui me l’ont toujours tendu, comme Piaf, Claude François, Joe Dassin, Daniel Balavoine. Aujourd’hui, j’ai la chance de leur rendre hommage. Je ne suis pas passéiste mais je suis reconnaissant des grands talents qui nous ont accompagné durant notre jeunesse. Cette émission me donne beaucoup de joie, j’y mets tout mon coeur. Je suis une sorte de pâtissier, j’essaye de faire le meilleur gâteau qu’il soit. C’est 90 min de bonheur chaque samedi ! Par contre, j’ai une matinée d’angoisse chaque dimanche matin, lorsque l’on me donne les scores de la veille. L’audimat c’est quelque chose de très difficile, nous en sommes tributaires.

Aujourd’hui, que retirez-vous de votre carrière ?
C’est une très bonne question qu’on ne m’a jamais posé… J’en retire des rencontres merveilleuses qui m’ont permis de monter les échelons rapidement. J’ai appris dans la chanson grâce à Claude Carrère, c’était une aventure formidable, ma rencontre avec Daniel Filipacchi qui m’a donné l’occasion de faire l’émission « Salut les Copains » restera gravée à jamais. J’ai beaucoup de monde à remercier, j’aimerais dire merci à Jean-Luc Lagardère, c’était un très grand boss, nous avons fait une belle route ensemble, merci à tous ces gens que j’ai pu rencontrer tout au long de ma carrière, merci à France 3 qui derrière TF1 m’a fait confiance. Au départ, j’avais simplement une réputation qui disait que j’étais un bon petit gars, je dois tout aux autres. Le petit coiffeur de Lyon que j’étais n’aurait jamais pu imaginer la vie passionnante qu’il allait vivre.

Propos recueillis par Marine Astor
Crédit photos : Eric Fougère / Ibach Télévision