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Jules Bianchi, Rapide et Varois

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Chez les Bianchi, la course automobile est une histoire de famille. Jules n’y a pas échappé et dès son plus jeune âge, il en a fait sa plus grande passion. Très vite, le jeune pilote varois se fait remarquer grâce à son travail sans relâche, son désir constant de progression et son envie permanente de se surpasser. A seulement 24 ans, Jules Bianchi est aujourd’hui titulaire en Formule 1 au sein de l’équipe Marussia et n’a pas fini de nous surprendre.

Ce n’est pas donné à tout le monde de posséder une piste de kart, mais pour les Bianchi cela n’a rien d’étonnant. C’est d’ailleurs au volant d’un kart familial appartenant à son père que Jules a développé toutes les compétences nécessaires pour devenir pilote de course.
Si vous avez déjà entendu son nom c’est normal, Jules est le petit-fils de Mauro (3 fois Champion du Monde des marques en catégorie GT avec Abarth, vainqueur de 35 courses internationales) et le petit neveu de Lucien (vainqueur des 24h du Mans, 19 présences en Championnat du Monde de Formule 1 dont un podium à Monaco).

Avec un cursus atypique pour son jeune âge, Jules Bianchi dont la carrière est aujourd’hui gérée par Nicolas Todt, est un pilote automobile brillant et prometteur. Voici le portrait d’un jeune homme qui a bel et bien les pieds sur terre et qu’il faut suivre de près…

Rapide et Varois

Alors Jules, la Formule 1 c’est un peu une histoire de famille pour vous. Comment êtes-vous devenu un passionné de la course automobile ?
Oui c’est vrai, mon grand-père et mon grand-oncle roulaient dans les années 60 et 70, c’était une évidence pour moi de suivre ce chemin à mon tour. Depuis l’âge de 3 ans j’ai un volant entre les mains et j’ai toujours adorait ça. A l’école, j’avais hâte que la journée se termine pour pouvoir retrouver la piste de kart. Je ne pensais qu’à ça !
Avec le recul je me rends compte que j’aurais aimé essayer d’autres sports car je n’ai vraiment connu que celui-là. Mais attention, je ne regrette rien, je suis passionné par ce que je fais et ce n’est pas près de changer.

A seulement 24 ans, vous êtes déjà un pilote reconnu, comment voyez-vous l’avenir ?
J’espère rester en Formule 1 le plus longtemps possible. Dans ce sport tout peut arriver et je suis conscient que ce n’est pas simple de rester en haut du classement. Pour ce qui est de l’avenir, j’espère être parmi les meilleurs et conduire pour Ferrari. C’est ce qui pourrait m’arriver de mieux dans ma carrière.

Aujourd’hui il n’est plus rare de voir de jeunes pilotes devenir champions de Formule 1, comment expliquez-vous cela ?
Il faut savoir qu’à l’époque les pilotes automobiles débutaient leur carrière beaucoup plus tard. Cela s’explique par le fait qu’on ne donnait pas facilement sa chance à un jeune. Aujourd’hui c’est différent, au bout d’un moment on arrive à son apogée. On a fait confiance à Sébastien Vettel et regardez où il en est, quadruple Champion du Monde de Formule 1 à seulement 26 ans, c’est exceptionnel !

De votre côté, vous venez d’être élu « meilleur débutant » de l’année en Formule 1 par les lecteurs du magazine britannique Autosport. Qu’est-ce que vous avez envie de dire aux personnes qui vous soutiennent ?
Oui en effet, c’était hier soir. C’est une très bonne chose pour moi, je suis vraiment content d’avoir reçu ce prix. C’est encourageant pour la suite, ça me donne encore plus envie de me dépasser. Ça fait tellement plaisir de voir que les gens nous suivent, nous reconnaissent, ce genre de petites attentions stimulent. Plus tard, dans les moments difficiles, on repense aux personnes qui croient en nous et l’envie de persévérer est alors plus forte que tout.

Quelles leçons tirez-vous de votre début de carrière en Formule 1 ?
A cet instant, je suis très positif. Tout s’est très bien passé pour moi, j’ai atteint une belle dixième place, je suis satisfait. J’ai travaillé avec une équipe au top durant toute la saison qui a effectué un superbe travail sans jamais rien lâcher. Maintenant, je suis impatient d’entamer la saison 2014.

Tout s’est enchaîné très vite pour vous ces dernières années. Vous n’avez pas peur de brûler les étapes parfois ?
Je pense tout le temps au moment présent,  je n’ai donc pas le temps d’avoir de craintes. Tout ce que je fais est toujours mûrement réfléchi, à chaque fois c’était le bon moment pour moi. J’ai également une très bonne préparation qui me permet d’appréhender certaines situations, c’est essentiel.

Une chose est sûre, vous avez réalisé un superbe départ en Formule 1. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous avant une course ?
En général je suis plutôt excité et assez sûr de moi. Il y a des courses où l’adrénaline monte vite et nous n’avons pas le temps d’analyser tout ce qui nous arrive. C’est particulier comme ressenti.

Aujourd’hui, quels grands champions vous inspirent ?
Lorsque j’étais petit, Schumacher m’impressionnait vraiment, il est et restera toujours un exemple pour moi comme pour beaucoup de pilotes. Je me sens assez proche de Fernando Alonso aussi, c’est quelqu’un de simple que je côtoie régulièrement.

De loin, ce monde paraît assez fermé. Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires à avoir pour se faire remarquer ?
Je pense que le facteur chance y est pour beaucoup. De nombreux pilotes méritent d’être en Formule 1 aujourd’hui et finalement très peu y arriveront un jour. Je crois qu’il faut être au bon endroit au bon moment. Lorsque votre nom ressort plusieurs fois, on commence à s’intéresser à vous, c’est comme ça. Evidemment le talent, le travail et la persévérance sont des qualités indispensables mais ça ne fait pas tout malheureusement.

Qu’est-ce que Limpact peut vous souhaiter pour la saison prochaine ?
Souhaitez-moi de continuer encore longtemps à faire ce qui me plaît. J’espère également marquer des points, car ça n’a malheureusement pas pu être le cas cette saison. L’important pour réussir c’est de rester toujours passionné par ce que l’on fait, quoi qu’il se passe !

Du karting à la Formule 1

Biographie

Du karting… A la Formule 1

Dès l’âge de 3 ans Jules Bianchi fait du karting son endroit préféré, il prend ce sport très au sérieux et sait déjà où il veut aller. Il démarre la compétition à l’âge de 10 ans, discret mais confiant, il vise toujours plus haut et atteint chaque objectif qu’il se fixe.

En 2007, grâce à une préparation physique et mentale intense ainsi qu’un perfectionnement du pilotage, le jeune garçon est sacré Champion de France Formule Renault. Puis tout va très vite, en 2008, Jules termine sa première saison en F3 Euro Series à la troisième place, s’ajoute également la victoire aux Masters de F3.

Son travail acharné et ses résultats prometteurs l’ont attiré vers le plus haut niveau du sport automobile. En effet, Jules s’est vu offrir un test par la prestigieuse Scuderia Ferrari dans le cadre d’un programme dédié aux jeunes pilotes.

En 2010, le Varois termine troisième du Championnat GP2 Series, ce qui lui a permis d’acquérir des bases solides et de faire un pas de plus vers la Formule 1. Il remontera sur le podium l’année suivante. En 2012, il termine troisième pilote pour Force India et enfin il offre la dixième place cette saison en Formule 1 à Marussia.

Marine Astor
Crédit photos : www.jules-bianchi.com/fr