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L’humour, c’est du sérieux – Jérôme de Verdière

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photo jerome-de-verdiere_humoriste_Limpact
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Satire, répartie et humour. Les 3 outils de travail de Jérôme de Verdière. Il les utilise pour commenter l’actualité. Dans sa revue de presse, pas de lectures rébarbatives ni de sobres descriptions. Autour de lui, toute une bande d’humoristes, écrivains et journalistes font de cette émission un succès. Jérôme de Verdière met également sa plume au service de Laurent Gerra et écrit des pièces de théâtre. Les Varois qui ne le connaissent pas ont pourtant eu l’occasion de le croiser. S’il vit et travaille en région parisienne, Sanary est depuis toujours sa ville de cœur et son lieu de villégiature préféré.

 

Que représente le Var pour vous ?

J’y ai passé quasiment toutes mes vacances de ma naissance à mes 20 ans. C’est-à-dire 4 mois par an. J’y suis donc énormément attaché. Je m’y suis toujours senti comme chez moi, avec l’appétence que l’on a pour les vacances. Même les défauts de cette région, je ne les vois pas. Dès la descente du train, les odeurs de pins, de lavande et me font une piqûre de rappel et font resurgir mes souvenirs. Ce sont des clichés, mais j’adore ça ! J’y vais toujours en vacances, visiter ma famille et apprécier la beauté du lieu.

 

Comment le petit garçon émerveillé par ses vacances à Sanary-sur-Mer est-il devenu journaliste ?

J’ai toujours eu la passion de l’écriture et je voulais devenir scénariste. Mon entourage m’a bien fait comprendre que j’avais une chance sur dix de devenir “clochard”, comme ils disaient. Autant vous dire que ça ne me tentait pas trop. Alors, j’ai réfléchi. Finalement, le métier qui correspond à cet engouement pour l’écriture c’est le journalisme. J’ai commencé en radio, aux infos géné, puis je suis parti sur le sport. De fil en aiguille, me voilà aujourd’hui à la tête de la revue de presse. J’ai toujours été passionné de politique et d’écriture. Plus tard, j’ai rencontré Laurent. Finalement, je suis revenu à mes premières amours, l’écriture. C’est formidable parce que je travaille aujourd’hui avec des personnes que j’admirais comme, par exemple, Bernard Mabille.

 

Avez-vous eu l’occasion de travailler dans la région ?

J’étais très intéressé par le journalisme. J’ai fait des petits stages pour découvrir le métier. L’un d’entre eux m’a particulièrement marqué. C’était à Var Matin à l’agence de La Seyne-sur-Mer. J’ai fait plusieurs reportages intéressants, d’autres moins, mais en tout cas ils m’ont fait connaître davantage la région. Cela a aussi alimenté les clichés (que j’adore) et ma fascination pour le passé “trouble” de ce département.

La “Revue de presse” fait de très bonnes audiences et existe depuis plus de 10 ans. Vous restez tous libres dans un contexte où chaque blague, un peu poussée, peut faire polémique. Comment faites-vous la différence ?La liberté, effectivement, n’existe plus tellement à la télévision. Je parle de l’esprit Groland par exemple. Nous, on parle d’un principe très simple. C’est une émission dans l’esprit français. Figurez-vous que le Français, il a autant envie d’entendre parler de Louis XIV pendant 9 minutes que de slip pendant 10 minutes. “La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas” disait Guy Bedos. Il faut la prendre, personne ne va nous la donner.

 

Les émissions sont enregistrées au théâtre, est-ce que cela joue ?C’est une notion très importante. Nous n’avons pas de chauffeur de salle. On garde une vraie dimension spectacle sur scène. Tout est dans la spontanéité. D’ailleurs, on ne connaît pas les textes des autres avant de monter sur scène.

 

Cette liberté, vous l’utilisez aussi avec Laurent Gerra, dont vous êtes l’un des auteurs.

Oui, on se régale. Nous sommes trois, je travaille avec Stéphane Rose et Pascal Fioretto. Laurent nous pousse. Écrire pour lui, c’est comme jouer du stradivarius pour un musicien. C‘est chouette mais cela met un peu de pression. On se voit très souvent et on s’adore. Pour tout vous dire on s’entraîne même dans nos conneries.

 

Propos recueillis par Laura Berlioz

La Revue de Presse de Jérôme de Verdière est en direct toute l’année, un lundi sur deux sur Paris Première, sauf en juillet et août. Les replay de cette saison sont disponibles sur le site 6play